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Québec interculturel
 
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Le Québec, une société ouverte à la diversité sexuelle

Au Québec, la Charte des droits et libertés de la personne interdit de faire de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre1 un motif de discrimination.

Cela signifie que toutes les citoyennes et tous les citoyens du Québec sont égaux en valeur et en dignité et ont droit à une égale protection de la loi. Les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres ou transsexuelles (LGBT) sont donc en droit de s’attendre à recevoir, au Québec, le même traitement de la part des institutions tant gouvernementales que privées, que de leurs concitoyennes et leurs concitoyens. Par ailleurs, l’orientation sexuelle et l’identité de genre ne peuvent justifier un congédiement, un refus de service, un refus de louer un logement ou toute autre forme d’exclusion.

Dans le quotidien, cette égalité de droit se traduit par une attitude ouverte à l’égard des minorités sexuelles. Les villes de Montréal et de Québec, par exemple, comptent chacune un quartier où sont établis des établissements et des commerces fréquentés tant par les personnes des minorités sexuelles que par la population diversifiée, venue profiter des services et des activités qui s’y déroulent.

Il existe aussi dans d’autres villes du Québec des groupes qui organisent des activités sociales, culturelles ou sportives dans une ambiance ouverte à la diversité.

Consultez le Répertoire des ressources pour personnes immigrantes et réfugiées de minorités sexuelles (PDF, 1,1 Mo).

Lutter contre l’homophobie

Sur le plan international, le Québec est précurseur en matière de reconnaissance de la diversité sexuelle. Par exemple, alors que certains pays interdisent toujours les manifestations publiques de l’homosexualité, le Québec fait partie des premières sociétés où le droit à l’union civile a été accordé aux couples de même sexe.

Beaucoup de travail reste cependant à faire pour que l’égalité juridique acquise ici s’accompagne d’une égalité sociale. C’est pourquoi le gouvernement du Québec continue de mettre en place des mesures concrètes pour que la diversité sexuelle soit enfin pleinement reconnue, comprise et admise.

Dans le cadre de sa Politique québécoise de lutte contre l’homophobie (PDF, 2 Mo), le Québec s’est doté d’un Plan d’action de lutte contre l’homophobie (PDF, 3 Mo). Il s’articule autour de quatre grandes orientations :

  • Reconnaître les réalités des personnes de minorités sexuelles
  • Favoriser le respect des droits des personnes de minorités sexuelles
  • Favoriser le mieux-être
  • Assurer une action concertée

Qu’entend-on par homophobie?

Par homophobie, on entend toute attitude négative pouvant mener au rejet ou à la discrimination, directe ou indirecte, envers les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres ou transsexuelles, ou envers toute personne dont l’apparence ou le comportement ne se conforme pas aux stéréotypes de la masculinité ou de la féminité. Lorsque cette hostilité est exprimée plus spécifiquement à l’égard des personnes lesbiennes ou transsexuelles, on parle de lesbophobie ou de transphobie. L’homophobie peut se manifester de diverses façons (blagues, insultes, harcèlement, agression, etc.).

L’homophobie et la transphobie en contexte interculturel peuvent se manifester de diverses manières et s’appuyer sur des préjugés qu’il faut bien comprendre pour pouvoir prévenir les comportements à caractère homophobe ou transphobe et pour pouvoir agir lorsque ces comportements surviennent.

Le Ministère a publié une autoformation – L’homophobie et la transphobie en contexte interculturel : comprendre les réalités, agir sur les préjugés – (PDF, 343 Ko) qui fournit un ensemble d’informations sommaires sur les enjeux associés à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre en contexte interculturel ainsi que des mises en situation adaptées à l’intervention auprès des personnes immigrantes. Cette autoformation s'adresse principalement aux personnes qui offrent des services de francisation et d’intégration aux personnes immigrantes et réfugiées. Elle peut aussi être utile à toute personne qui souhaite pouvoir prévenir les comportements à caractère homophobe ou transphobe et pouvoir agir efficacement contre les préjugés homophobes et transphobes.

La diversité sexuelle ailleurs dans le monde

Malgré les avancées majeures des dernières années sur tous les continents, la diversité des orientations sexuelles et des identités de genre demeure illégale, à degrés divers, dans les lois de plusieurs États. Bien que seule une dizaine d’États criminalise activement les minorités sexuelles, la non-reconnaissance légale des personnes de minorités sexuelles, notamment le manque de protection contre les discriminations, contribue à la stigmatisation sociale observée dans ces États et dans plusieurs autres.

Cette situation incite nombre de personnes de minorités sexuelles à quitter leur pays, dans l’espoir de connaître de meilleures conditions de vie, notamment par rapport à leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Mieux connaître le contexte d’origine de ces personnes permet de mieux répondre aux besoins qu’elles expriment et de contribuer ainsi à accroître leur participation à la société québécoise.

C’est dans cette optique que le Ministère publie le guide Réalités juridiques et sociales des minorités sexuelles dans les principaux pays d’origine des personnes nouvellement arrivées au Québec (PDF, 1,82 Mo).

Ce guide, accessible à toutes et à tous, a été conçu spécialement pour soutenir les intervenantes et les intervenants qui offrent des services aux personnes immigrantes et parmi lesquelles se trouvent des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres et transsexuelles.

 

1 Bien que l’identité de genre ne soit pas un motif inscrit dans la Charte des droits et libertés de la personne, un jugement du Tribunal des droits de la personne, en 1998, a reconnu la transsexualité comme un motif analogue à celui du « sexe ». Par conséquent, la discrimination fondée sur l’identité de genre est interdite.

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Dernière révision : 2016-03-04
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