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Qu'est-ce que le racisme et la discrimination?

Le racisme possède plusieurs dimensions. On peut le définir comme l’ensemble des idées, des attitudes et des actes qui visent à inférioriser les personnes des minorités ethnoculturelles, sur les plans social, économique et politique, les empêchant ainsi de participer pleinement à la société.

Le racisme est aujourd’hui essentiellement revendiqué par les groupes néo-nazis et suprémacistes. Cette idéologie présente un groupe culturel, défini par la couleur de la peau ou par des caractéristiques culturelles ou religieuses, comme supérieur aux autres et qui doit donc être le seul à jouir pleinement des droits garantis par l’État. Cette idéologie ne recueille plus l’appui des États démocratiques modernes, à la suite des crimes et des atrocités qu’elle a suscités dans le passé.

Cependant, il persiste encore des préjugés et de la discrimination à l’égard des personnes des communautés culturelles dans les sociétés contemporaines.

Les préjugés sont des opinions préconçues basées sur des stéréotypes. Ce sont des jugements, habituellement défavorables, portés par un individu à l'endroit d'un autre individu qu’il ne connaît pas, en lui attribuant les caractéristiques attachées au groupe auquel il appartient.

La discrimination est une distinction, exclusion ou préférence fondée sur les motifs interdits par la Charte québécoise des droits et libertés des droits et libertés de la personne qui a pour effet de détruire ou compromettre l’exercice des droits et libertés. Ces motifs sont : la« race1 », la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap. La discrimination peut se manifester autant par l’exclusion que par le harcèlement ou un traitement défavorable.

Le harcèlement est une forme particulière de discrimination. Il peut se manifester, à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, notamment par des paroles, des actes ou des gestes répétés, à caractère vexatoire ou méprisant. Un seul acte grave engendrant un effet nocif continu peut aussi constituer du harcèlement.

La discrimination directe se présente lorsque la distinction, l’exclusion ou la préférence se fonde clairement sur l’un des motifs interdits par la Charte québécoise. Ainsi, un employeur qui refuse d’embaucher un Noir du seul fait qu’il est Noir fait de la discrimination directe.

La discrimination indirecte provient de l’application d’une pratique en apparence neutre et applicable à tous, mais qui a des effets préjudiciables envers les groupes définis sur la base des motifs de discrimination interdits par la Charte. Ainsi, fixer une taille élevée pour l’accès à certains métiers, et ce, sans raison liée à la nature du travail, discrimine indirectement les femmes et les personnes des communautés culturelles, dont la taille moyenne est inférieure. Aucune intention de discriminer n’est ici en cause. La discrimination provient de normes et de pratiques arbitraires souvent héritées sans examen critique d’époques plus anciennes. L’analyse des pratiques est donc nécessaire pour la dépister.

On parle de discrimination systémique lorsque diverses pratiques, décisions ou comportements se combinent à d’autres pratiques au sein d’un organisme ou à celles d’autres institutions sociales pour produire de la discrimination . Les pratiques de discrimination sont alors des maillons de chaînes parfois longues et complexes, où les pratiques discriminatoires se renforcent mutuellement. La responsabilité n’est pas imputable à un élément particulier. La discrimination directe, la discrimination indirecte et la discrimination systémique peuvent également se combiner et renforcer l’exclusion économique ou sociale.

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Dynamique du racisme et de la discrimination

La discrimination et les inégalités sociales se renforcent mutuellement et peuvent freiner fortement la participation sociale, économique et culturelle des personnes qui les subissent. Ainsi, les personnes immigrantes ou des communautés culturelles qui sont en chômage en raison des préjugés des employeurs ou parce qu’elles ont connu des difficultés d’intégration particulières peuvent être vues comme des personnes paresseuses ou culturellement inadaptées, alors que celles-ci n’ont pas toujours le soutien nécessaire pour s’intégrer au marché du travail. Lorsque le taux de chômage à l’intérieur de ces communautés est élevé, cette situation accentue les préjugés et les craintes des employeurs à leur égard.

La dynamique de la politique internationale vient parfois alimenter les préjugés à l’endroit de certains groupes. L'islamophobie et l’antisémitisme, par exemple, sont très sensibles à la conjoncture internationale.

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Conséquences

Le racisme et la discrimination tendent à diminuer les chances des personnes qui en sont victimes d’avoir un travail à la hauteur de leurs compétences et les mêmes possibilités de promotion. Lorsqu’elles ne réussissent pas à surmonter les obstacles professionnels auxquels elles sont confrontées et à s’intégrer de façon durable sur le marché du travail, leur niveau de vie est affecté. Elles ontdonc un accès moindre aux services publics et privés comme le logement, l'éducation et les loisirs notamment.

Selon l’Organisation mondiale de la santé2, le racisme a un impact négatif sur la santé mentale, car il crée de la détresse psychologique. En outre, les personnes qui se sentent rejetées par la société en raison des préjugés dont elles font l’objet risquent d’avoir un faible sentiment d’appartenance à cette société qui est pourtant la leur.

Le racisme et la discrimination ont aussi un impact négatif sur la société qui les tolère. Les institutions, les entreprises et la société en général, se privent du potentiel, des talents et des ressources des personnes qui sont exclues en raison des préjugés.

Dans les sociétés et les économies modernes axées sur le savoir, les ressources humaines sont plus que jamais un facteur stratégique de développement. Le dynamisme de l’économie et de la société est tributaire de la capacité des entreprises et des institutions à utiliser les compétences variées de tous les citoyens, y compris les connaissances et les compétences associées à la diversité culturelle.

 

 

 

 

1 L’usage de cette expression ne signifie pas pour autant que le gouvernement du Québec endosse la croyance en l’existence de races humaines et adhère à cette vision racialisante de l’humanité. Cette expression est néanmoins utilisée dans le présent document, car elle apparaît dans nombre de textes législatifs, nationaux et internationaux. De plus, elle est bien comprise du grand public.

2 Organisation mondiale de la santé, (2001), Rapport sur la santé dans le monde, La santé mentale : nouvelle conception, nouveaux espoirs, Genève

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Dernière révision : 2012-01-20
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